Le 21 novembre dernier, Maurice Vincent interrogé sur l’éventuel départ de Daniel Bizeray (Directeur de l’Opéra-Théâtre) par les élus de l’opposition municipale affirmait :
« M. Bizeray est en arrêt maladie et son contrat n’est pas interrompu. (…) Il est en arrêt maladie pour un certain temps, son travail jusqu’ici pour nous est positif, et son histoire est incontestable après de nombreuses années à la direction de grands opéras. Pendant son arrêt maladie, l’intérim est assuré par l’équipe de direction dans une ambiance qui reste tout à fait correcte, contrairement à ce que vous dites. Voilà les réponses précises aux questions que vous me posiez. »
La réponse était claire et précise. Mais, comme dans tout bon opéra qui se respecte, notre « Scarpia municipal » fourbissait bien d’autres projets. Nous apprenons, dans un communiqué aux accents lyriques, que Daniel Bizeray a souhaité partir plus tôt, quitter ses fonctions pour poursuivre d’autres rêves ?
Tout ceci aura une incidence sur les finances publiques car il y a fort à parier qu’un tel génie de l’opéra, si nous en croyons les affirmations de Maurice Vincent, ne part pas sans aucune indemnité.
Mais au-delà de ces aspects matériels, la véritable incidence se trouve ailleurs. En 2008, l’Opéra de Saint Etienne était reconnu comme un des meilleurs de France, développant de nombreuses collaborations au niveau national et européen. Qu’en est-il aujourd’hui ? Après trois années de gestion de Madame Gourbeyre ? Ce rang, qui fut le sien, est-il toujours tenu ? On peut en douter si on entend le malaise des personnels et la déception d’un public de moins en moins fidèle aux spectacles.
Le rayonnement de la ville s’en trouve ainsi profondément affecté par la gestion sans vision d’un maire dépourvu de véritable ambition pour la ville. Moins de rayonnement, pour moins d’attractivité, pour moins d’implantation d’entreprises, pour moins de croissance, pour moins de prospérité et donc pour moins d’emploi.
Voilà pourquoi, entre l’opéra tragique et l’opéra comique il n’y a qu’un pas, qui se nomme renoncement, le nouveau synonyme de Maurice Vincent.
