Chacun se désole aujourd’hui que notre ville marque le pas. Le dynamisme impulsé par Michel Thiolliére avait permis un authentique renouveau urbain, économique et culturel.

Point n’est besoin de dresser un nouveau bilan des réalisations de ces dix dernières années.Il suffit de se promener dans la ville et ses quartiers pour les constater.L’inaction de Maurice Vincent apparaît d’autant plus alarmante qu’elle met fin à une période de renaissance saluée par la presse nationale et européenne.

Face aux menaces qui pèsent sur l’avenir des stéphanois, il est important d’analyser les raisons d’un tel échec. On en dénombre facilement cinq, faciles à vérifier, pour tout citoyen de bonne foi.

1. L’aveuglement idéologique : Maurice Vincent part du principe que tout ce qui vient de la droite ou du centre est mauvais.Il n’accepte aucun débat, aucune critique.Il s’entête à ne pas vouloir poursuivre une politique qui avait fait ses preuves, celle de Michel Thiolliére. Dès lors, il veut tout faire différemment et il fait mal.

Pas un mot de remerciement lorsqu’il inaugure les réalisations initiées par son prédécesseur. Décidément le sectarisme rend ingrat et mal poli.

 

2. Une chasse aux sorcières sans précédent :

Maurice Vincent n’a pas hésité à licencier tous les contractuels qui ne partagent pas ses opinions.Il a mis au placard des fonctionnaires compétents sous prétexte de non alignement idéologique.Du coup  la ville s’est trouvée totalement décapitée, privée soudainement de sa mémoire administrative et de ses meilleurs talents.

 

3. Un clientélisme associatif honteux : Les associations qui ne satisfont pas aux critères politiciens de Maurice Vincent voient leur subvention diminuer dans des proportions considérables. Par contre, si vous êtes communiste ou socialiste, comme l’Epallle Théâtre, vous n’avez même pas besoin d’exercer votre activité à St Etienne pour toucher près de 50 000 euros d’aides.Et tant pis pour les créateurs stéphanois qui s’intéresseraient d’abord à la culture plutôt qu’à la politique !

Les sportifs sont traités de la même manière, leurs idées importent davantage que leurs résultats ! La république de M. Vincent est plus sectaire que sélective !

 

3. Une majorité divisée.La liste de Maurice Vincent n’avait pas été conçue en fonction des compétences des uns ou des autres .Elle n’était que le résultat de savants dosages idéologiques visant à satisfaire les plus anciens

Une fois, élus, à leur plus grande surprise, les colistiers ont hérité de lourdes responsabilités auxquelles ils n’étaient absolument pas préparés.

Aujourd’hui chacun se replie sur son appartenance politique. La multiplication des candidatures de gauche et d’extrême gauche aux cantonales en témoigne.

Écologistes, socialistes, communistes, radicaux de gauches, gauchistes défendent avant tout leur intérêt partisan dans un concert majoritaire de plus en plus dissonant.

 

4. Une communication délétère.

Maurice Vincent renoue avec le misérabilisme de l’époque Sanguedolce  où, quand on parlait de Saint-Étienne on cherchait à faire pleurer  la France entière. La polémique montée de toutes pièces autour de la dette de la ville aura au  moins réussi à décourager les investisseurs et à tenir doublement notre image.

 

5 Un centre ville coupé du monde :

Centre ville : on ne passe plus !

La piétonisation du centre est un échec total. Maurice Vincent a voulu précipiter les choses alors que les stéphanois n’étaient pas prêts.Ceux qui vivent en périphérie fuient désormais la ville, préférant se rendre dans les grandes surfaces.

La vitrine de la ville, que représente le centre est devenue inaccessible. Les commerçants exsangues se demandent quand cessera cette vision absurde des choses.

 

Alors, où va-t-on ?

La ville centre de Saint Étienne Métropole navigue à vue, comme un bateau ivre.

Le personnel municipal s’inquiète, pétitionne, souhaiterait être tout simplement dirigé.

D’ici 2014, les dégâts risquent d’être colossaux. Il nous faudra être prêts à revenir dans des conditions difficile. Grâce à l’union des volontés et des compétences nous y parviendrons.

                                                       Robert KARULAK