En guise d’anniversaire, Maurice Vincent a annoncé, pour fêter la 40ème saison de notre théâtre lyrique, qu’il envisageait de « nouvelles orientations culturelles ». On sait ce que ces mots recouvrent : la fin de la création lyrique à St Etienne. On se doutait bien qu’après le limogeage du responsable de la communication et le renvoi du directeur, les choses allaient mal se passer pour notre opéra… Qu’il affiche complet à chaque séance, qu’il fasse rayonner la ville au niveau international, que des centaines d’emplois soient en jeu… Peu importe, les a priori idéologiques comptent davantage que les réalités !

M. Vincent, au mépris du travail accompli, veut faire table rase du passé. On sait le temps et la patience qu’il faut pour construire. On sait aussi que tout peut-être détruit en quelques secondes.

M. Vincent, n’y a-t-il pas d’autres priorités à St-Etienne que celle de détruire l’opéra ? N’y a-t-il pas d’autres urgences que celles qui consistent à régler vos comptes personnels ?

On aimerait entendre un maire parler de l’avenir de sa ville et, non content de ne rien dire, vous vous acharnez contre tout ce qui fait son dynamisme !

                                                                Robert Karulak