Depuis le 17 mars, c'est-à-dire 8 mois, vous êtes,
Maurice, en charge de notre bonne ville de Saint-Étienne.
La campagne électorale devait être un moment privilégié
pour que chaque candidat puisse faire valoir sa vision de la ville, ses
ambitions et quel avenir il envisageait pour notre cité. Malheureusement, trop
souvent le débat à été stérile dans ce domaine, on évoqua plus la situation
nationale que locale sans compter une triangulaire qui avait aussi un impact
dépassant notre territoire.
Le débat à été tronqué du fait que vous faisiez déjà des
finances un cheval de bataille sans apporter de solutions et d’idées, le sujet
était un refuge pour éluder le manque de consistance de votre projet.
Maintenant aux commandes de la ville, vous n’avez de
cesse de dire que rien n’est possible car l’argent fait défaut. Vous ne savez
que parler de ce qui vous arrange car vous caricaturez la situation pour
installer la ville dans l’immobilisme et donc le déclin. Vous omettez de dire
tout ce que votre prédécesseur à fait et que vous inaugurez, ce qu’il à mis en
place et dont vous profiterez.
Vous connaissiez la situation compte tenu que vous étiez
élu d’opposition donc ne faites pas celui qui découvre. Quant à votre
prédécesseur que vous mettez en cause dans les médias, on se demande pourquoi
quelqu’un, au fait d’une situation que vous jugez catastrophique, souhaitait en
reprendre pour 6 ans et surtout, comment a-t-il fait pour réaliser ce profond
changement de la ville sans moyens car il est connu de tous que la situation
était bien plus délicate au début de son premier mandat qu’à la fin de son
deuxième.
Le Maire d’une ville est aussi un VRP, il est
l’image de sa ville, il la représente, la défend, lui donne les moyens de se
développer, de prospérer, d’être compétitive dans un environnement très
concurrentiel, il a de l’ambition pour elle, il veut la voir grandir, il
l’aime.
Depuis quelques années, tout le monde s’accorde à
dire que la ville de Saint-Étienne a changée et les stéphanois ont retrouvé de
la fierté.
La dynamique insufflée est en train de se perdre
parce que vous ne faites rien si ce n’est vous agiter dans les médias à dire à
qui veut l’entendre que la situation est désespérée.
A tel point que vous commencer à fatiguer tout le monde
avec votre discours pessimiste, jusqu’aux journalistes friands de vos propos
qui leurs font vendre du papier. Mais pire, vous faites fuir les investisseurs
et bientôt les stéphanois eux-mêmes.
Vous vous agitez dans votre bureau ou plutôt dans
votre bocal tel un poisson rouge qui tourne en rond sans savoir quoi faire.
Alors j’ai envie de vous dire, comme ce petit garçon dans la pub qui gronde son
poisson : « Là Maurice t’as dépassé les bornes des limites » et
plus sérieusement, j’ai envie de vous dire : « si vous ne savez pas
comment faire, si la tâche est trop difficile pour vous, alors laissez la place
à ceux qui ont des idées, de l’ambition et de l’amour pour cette ville
« .
Claude